ENSCI - Les Ateliers

ÆTHER remporte une médaille de bronze au concours IGEM

Après le succès du projet Mos(kit)o en 2016, une équipe pluridisciplinaire composée de biologistes (UPMC), de chimistes (Chimie ParisTech), d'ingénieurs (Centrale-Supélec, Ecole Polytechnique, ESPCI), de juristes (Université Paris Saclay) et de designers industriels (ENSCI-Les Ateliers) défendait à leur projet ÆTHER, à Boston pour le concours iGEM (international Genetically Engineered Machine)(2) initié par le MIT (Massachusetts Institute of Technology) aux Etats-Unis. C'est la seconde fois que des élèves designers participaient, au côté de l'Institut Pasteur. Il remporte une médaille de bronze dans la catégorie environnement.

Dans le cadre de la thématique de recherche "Design et biologie", portée à l'ENSCI par Guillian Graves, Arthur-Donald Bouille a rejoint des étudiants en biologie, physique, chimie et droit pour former l'Equipe pluridisciplinaire de l'Institut Pasteur-Paris et développer un projet d'ampleur internationale. Le concours annuel iGEM (International Genetically Engineered Machine) a été mis en place, en 2004 par le MIT aux États-Unis, pour promouvoir la recherche dans le domaine de la biologie synthétique. Les membres de cette nouvelle équipe ont ainsi tous contribué, en partageant leurs compétences et leur expertise, à l'avancement de la biologie synthétique.

ÆTHER est un kit de dépollution de l’air intérieur. Contrairement aux filtres à air du commerce, ce nouvel objet capture les polluants de l’air en phase condensée, c’est-à-dire dans de l’eau. Objectif : récupérer des polluants organiques, comme certains perturbateurs endocriniens, puis traiter et dégrader biologiquement, par des enzymes, l’ensemble des polluants organiques collectés pour les destiner à un recyclage. Pour capturer ces polluants, l'équipe a imaginé une toile d’araignée (soie hydrophobe) qui accumulerait les gouttelettes d’eau. Le dispositif peut même être adapté au lieu, habitation individuelle ou collective, pour capturer au mieux les polluants qui y circulent. 

Le projet iGEM doit s’envisager, comme à chaque édition, sur trois ans :
- une année exploratoire où le projet se crée, et qui s’achève par le Giant Jamboree à Boston ;
- une année de consolidation où le projet peut être valorisé par les équipes de l’Institut Pasteur, en droit, en    lien avec des partenaires industriels… ;
- une année d’innovation où la technologie peut trouver un débouché commercial. 

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