ENSCI - Les Ateliers

Atelier des possibles

Directeur de projet : Roger Pitiot
Designer assistant : Loïc Lobet

Le métier de designer a ceci d'intéressant qu'il est sans cesse à réinventer. Ou à redécouvrir... Pour cela il demande à être nourri en permanence.

L'ENSCI est construite sur les fondations des « ateliers matières », sur lesquelles s'appuient les « ateliers de projet ». Mais, le numérique ayant investi les objets et systèmes que nous utilisons au quotidien, le designer d'aujourd'hui a également besoin de silicium ! Bientôt, il aura encore besoin d'autres supports, d'autres « matériaux », nés à une échelle de plus en plus petite.

Cet « atelier silicium » ne peut être installé dans la cour de la rue Saint-Sabin : il nécessite des équipements et des connaissances autres que ceux d'une école de design. Un « atelier » comme celui-là existe en plusieurs endroits du monde, où naissent ces technologies, et les objets et systèmes qu'elles rendent possibles : dans la Silicon Valley, au MIT...

Créer un tel atelier, en un lieu moins éloigné de la rue Saint-Sabin et sur le territoire économique et industriel qui est celui de l'ENSCI : c'est de là qu'est née l'idée de l'ouverture d'un atelier de projet au sein du pôle Minatec à Grenoble, au cœur du projet GIANT, qui porte les ambitions européennes dans les domaines des nanotechnologies appliquées aux secteurs de l'information et de la communication, de l’énergie et de la santé.

Le principe de la Résidence ENSCI à Grenoble et de l'atelier « Minatec » est de mettre à profit le rapprochement du design et de la recherche scientifique au plus haut niveau. Il s'agit d'intégrer le design au sein du processus de recherche – en réinventant au besoin le designer -, et de faire bénéficier la recherche de l'approche centrée sur l'humain et les usages qui est celle du design. Notre rôle est de préparer le futur, en imaginant les scenarios qui y mènent. En résidence au CEA à Grenoble, nous aurons la possibilité d'imaginer ces futurs en nous appuyant sur le concret des « road maps » des technologies, comme nous nous appuyons sur le tangible du bois, ou du métal, et sur l'expérimentation lorsque cela est possible.

Mais le principe de la résidence est aussi d'apprendre à dépasser ce modèle et notamment, à appréhender l'intangible, l'abstraction ou l'inconnu, qui sont le quotidien des chercheurs, pour nous préparer aux enjeux biens réels de notre « futur métier ».