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Petite Histoire de l'Informatique

Le terme informatique fut créé (en 1962 par Philippe Dreyfus) par la réunion des deux termes information et automatique. Il s'agit du traitement automatique de l'information.

LES PRINCIPES DE BASE

L'automatisme

L'une des traditions dans lesquelles l'informatique puise une partie de sa force est celle de l'automatisme. Un automate est une machine imitant les mouvements, les fonctions ou les actes d'un corps animé.

Les premiers automates répondaient au principe de programmation, c'est-à-dire d'exécution d'une séquence finie d'évènements, (voir la technique de l'arbre à cames).

L'information

L'information analogique a comme support un signal continu, une oscillation dans une ligne électrique par exemple.

L'information digitale désigne l'information codée de façon symbolique par des chiffres (par exemple, décimaux). Les ordinateurs traitent des informations digitales codéesen base 2 (binaire). Le message transmis est alors constitué par des successions (ou paquets) de chiffres, sous forme de signaux binaires.

Ce que l'on appelle la théorie de l'information, (Claude Shannon, 1948), fournit une mesure de quantité d'information dont l'unité est le "le bit" (BinarydigIT ; digit = nombre d'où digitaliser = numériser). Le Bit, c'est la quantité d'information contenue dans le choix élémentaire entre deux possibilités également probables, comme dans le cas du lancer d'une pièce de monnaie pour obtenir pile ou face.

L'une des premières utilisation du code binaire par une machine fut le métier à tisser de Jacquard. Joseph-Marie Jacquard (1752-1834) construisit en 1804 le premier métier à tisser entièrement automatique commandé par un système de cartes perforées : un tambour mobile soulève des crochets. Les trous -ou leur absence- sur les cartons qui défilent interviennent directement sur la position des fils dechaîne au moment du passage du fil de trame, commandant ainsi le motif du tissu.

Les calculateurs (Computer)

A la fin du XIXème siècle on assiste à une explosion d'innovations en matière de machines de bureau. Le principe du clavier est adapté (car il commençait à être utilisé sur des machines à écrire). Les "comptomètres" comportent donc des touches représentant des chiffres là où traditionnellement il fallait tourner des roues (comme dans la machine de Pascal) ou faire coulisser des curseurs dans des rainures.

Trois grands types de calculateurs seront mis au point dans les années quarante :

Les calculateurs numériques électroniques furent assez vite considérés comme plus avantageux en raison de la rapidité de commutation: on pouvait actionner un circuit ouvert/fermé plusieurs centaines de milliers de fois par seconde grâce à l'absence de tout frottement mécanique.

L'ordinateur moderne

La seconde guerre mondiale a joué un rôle décisif dans l'invention de l'ordinateur moderne. Plusieurs chercheurs, dont John von Neumann, Turing, zuse travailleront aux côtés de l'armée sur tous les fronts pour mettre au point des machines - modèles réduits du cerveau humain- permettant d'en comprendre mieux le fonctionnement et d'en faire un auxiliaire puissant dans la résolution de certains problèmes abstraits ou nécessitant la manipulation d'un très grand nombre de données.

En 1943 le BRL (Balistic Research Laboratory - John von Neumann était membre duconseil scientifique du BRL) était complètement débordé, il produisait 15 tables de calcul de tir par semaine alors que la demande était de 40. Des calculateurs humains (en majorité des femmes diplômées des collèges américains) étaient embauchés par centaines. En moyenne un calculateur humain mettait 3 jours pour calculer une seule trajectoire (il en fallait plusieurs milliers par table) alors qu'un analyseur différentiel calculait en 15' (mais il fallait une à deux heures de câblage à chaque nouvelle opération !).

L'ENIAC (Electronic Numerator, Integrator, Analyzer and Computer) ou "projet PX" (nom secret de l'ENIAC, classé secret militaire), opére la transition entre les derniers calculateurs et les premiers ordinateurs. La construction de l'ENIAC démarra en juin 1943 à la Moore school de l'université de Pennsylvanie et fut achevée en novembre 1945. L'ENIAC avait une grande vitesse de fonctionnement, était programmable et universel. Mais pour programmer l'ENIAC, il fallait tourner à la main des milliers de commutateurs et brancher spécialement des centaines de câbles.

Lors de sa première démonstration publique en 1946, l'ENIAC additionna 5000 nombres en une seconde et calcula en 20 secondes la trajectoire d'un projectile qui mettait 30 sec pour atteindre sa cible (là où un calculateur humain mettait 3 jours !).C'était une machine énorme composée de 40 panneaux disposés en fer à cheval qui pesaient environ 30 tonnes et avaient une surface au sol de 160 m2. Elle était actionnée par un moteur équivalent à deux puissants moteurs de voitures de 4 cylindres et produisait la chaleur de 50 chauffages domestiques. On disait (mais c'est une légende) que lorsqu'elle se mettait en marche toutes les lumières du quartier de Philadelphie Ouest s'éteignaient.

En parallèle, en Angleterre la machine Colossus (mise au point par Alan Turing) était utilisée au nord de Londres pour le décryptage des messages de la marine allemande. Ces messages étaient décodés par une série de machines appelées Enigma qui à l'aide de clés et de plusieurs millions de permutations décryptaient automatiquement les messages allemands.

Le 20 Avril 1951 un test eut lieu au cours duquel un avion fit inopinément irruption dans le ciel du Massachusetts. Repéré par un radar d'alerte il apparut sous forme d'un point brillant sur un écran du Whirlwind (prototype des ordinateurs destinés à cet usage) avec la mention T (pour target:=cible). Un avion intercepteur dont le point sur le radar était accompagné d'un F (pour Fighter:intercepteur) est alors dirigé sur la cible. L'ordinateur calcule la trajectoire d'interception et guide l'intercepteur sur la cible. L'innovation centrale était ici que, pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, un dispositif non humain était utilisé pour traiter de l'information et décider de la réponse appropriée en temps réel et dans un environnement changeant.

La société IBM fut fortement impliquée dans la construction d'ordinateurs pour la défense. Il faut attendre la mise au point du réseau SABRE (SABRE =Semi-automatic Business-related Environment.) par IBM dans les années soixante (sytème télématique de réservation des places d'avion de la compagnie AmericanAirlines) pour que l'ordinateur soit utilisé dans le civil comme système d'information.

L'informatique

L'objet de l'algorithmique est la conception et l'optimisation des méthodes de calcul en mathématiques et en informatique. Le terme d'algorithme (qui s'origine dans le nom du mathématicien persan Al Khwarizmi) est une notion assez ancienne que l'on trouve dans un traité d'algèbre du VIIIème siècle. Il a trouvé sa forme achevée grâce au mathématicien anglais Alan Turing. Un algorithme (ou procédure effective chez les anglo-saxons) est l'ensemble des règles permettant la résolution d'un problème donné. Ces règles se présentent sous forme d'une suite d'opérations élémentaires obéissant à un enchaînement déterminé.

Turing a décrit une machine hypothétique consistant en une bande de papier sans fin et un pointeur qui pouvait lire, écrire ou effacer un symbole, déplacer la bande vers la droite ou vers la gauche, pointer une des cases du papier et s'arrêter.

Avec un dispositif aussi simple, tous les problèmes que l'on pouvait décrire étaient susceptibles d'être résolu par une machine (à mémoire infinie).

La voie était donc toute tracée vers la conception d'une machine réalisant effectivement le traitement automatique de l'information.

Turing proposa en 1950 un "test" connu sous le nom de "jeu de l'imitation" pour déterminer si les machines pouvaient penser. Des neurophysiologistes de leur côté (McCulloch et Pitts) identifient complètement le système nerveux à une machine logique, un "automate fini" fonctionnant sur le modèle d'une machine de Turing. L'originalité de cette hypothèse était que les réseaux de neurones y étaient considérés comme ayant une activité binaire. Il y avait donc une identité parfaite de la pensée et de son incarnation dans le système nerveux.

Les progrès en matière d'informatique n'iront pas à la même vitesse selon que l'on considère les principes de base, les langages ou les composants. Les principes de base mis au point en 1945 et qui déterminent l'architecture des ordinateurs n'évolueront pratiquement pas. Les langages de programmation connaîtront eux une certaine progression. Le matériel, enfin, se perfectionnera sans cesse et constituera la vitrine de l'informatique toute entière.

LES LANGAGES DE PROGRAMMATION

Un programme sert à transformer un problème concret en une suite de procédures logiques et abstraites formulées de telle sorte qu'une machine effectuant un petit nombre d'opérations logiques puisse les traiter sans erreur.

Un langage de programmation est un ensemble d'instructions qui permettent la transcription du problème considéré.

Ilf aut interposer entre le "code" utilisé par la machine et le problème posé, un autre langage, traduisible dans le code de la machine et compréhensible par quiconque ne connaît pas le code.

Là où l'ordinateur se contente dans son code de ce que deux chiffres à additionner soient représentés par des nombres binaires et l'opération d'addition ou de soustraction par un autre nombre binaire, un langage de programmation prévoira que l'utilisateur tape au clavier par ex : SOU, suivi de deux chiffres exprimés en décimal.

Cette instruction claire pour l'être humain sera traduite en code-machine et traitéecomme telle par l'ordinateur.

De même toutes les instructions utiles au fonctionnement d'un ordinateur - par ex,début, stop, mettre dans tel endroit de la mémoire, imprimer etc… - peuventêtre exprimées dans un langage de programmation sous la forme de symboles proches du langage naturel.

Le premier rédacteur d'un tel langage fut Alan Turing. Ce langage contenait cinquante instructions qui étaient automatiquement transcrites en binaire par l'ordinateur.

L'une des premières grandes figures de la programmation fut une femme Grace Murray Hopper qui termina sa carrière comme capitaine dans le corps de réserve de la marine après s'être engagée volontaire durant la dernière guerre mondiale. Elle développa sur l'UNIVAC 1 ce qui fut appelé la "programmationautomatique", un programme interne qui transformait les instructions del'utilisateur en instructions-machines codées en binaire. Elle développa ce que l'on appelle un système de compilation utilisant des mots à la place des symboles mathématiques.

Le premier véritable langage de programmation fut le FORTRAN (FORmula TRANslation) mis au point sur l'IBM 701 de 1953 à 56. L’ordinateur n'était pas conçu pour enlire et exécuter directement les instructions. Il fallait donc écrire unprogramme intermédiaire, le compilateur, qui traduisait tout programme dans le langage codé de la machine. Le fortran pouvait donc fonctionner sur n'importequel ordinateur, mais, pour chaque modèle il fallait un compilateur approprié.

Le langage Fortran était plus particulièrement dédié aux calculs scientifiques.

D'autres langages de programmation seront conçus, le COBOL (Common Business-Oriented Language) développé par Grace Murray Hopper, sera dédié aux applications administratives, commerciales, et au secteur tertiaire en général. Sa mise en place date de 1960 et fut financée par le département de la Défense américain dans le but de disposer d'un langage indépendant du modèle d'ordinateur.

L'ALGOL( ALGOrithmic Language) est un langage très théorique mis au point en 1960 pardes européens. Peu utilisé, il fut très étudié comme modèle.

LISP, PROLOG langages dédiés à l'intelligence artificielle ainsi que PASCAL ont apporté quelques progrès en matière de programmation.

Le BASIC (Beginner's All-purpose Symbolic Instruction Code), conçu pour la micro-informatique et pour écrire des programmes courts, s'adressera pour l'essentiel à des non-initiés.

Cette liste n'est pas exhaustive...

LES COMPOSANTS

L'architecture

Les quatre éléments fondamentaux d'un ordinateur sont :

Que ces éléments soient dans des armoires séparées ou intégrés au sein d'une même"puce" ne change rien. L'architecture de base est toujours la même.

Les perfectionnements du matériel

Le transistor (transfer conductance resistor) et en particulier celui réalisé en silicium (les premiers semi-conducteurs étaient en germanium) fut utilisé pourremplacer les lampes à vides afin de confectionner les unités logiques de traitement de l'information.

L'étape suivante fut la mise au point du circuit intégré (IC) base de la miniaturisation des composants. Le circuit intégré est une petite plaque où sont superposées des couches successives de matériaux, comme l'aluminium, qui permettent de graver dans la matière, des transistors, des amplificateurs, des résistances et des circuits de connexion permettant aux informations de circuler sous une forme binaire et d'y être stockées et traitées logiquement.

Le stores de ferrite ont constitué les premières mémoires, mais en 1970, la firme Fairchild produit la première mémoire intégrée sur une puce suivant un principe analogue à celui du circuit intégré. Il s'agissait alors d'une "mémoire morte" (ROM: Ready-Only Memory) que l'on peut uniquement lire. La même année Intel produisit la première mémoire vive (RAM: Random-Access Memory), mémoire dans laquelle on peut lire, effacer et écrire les informations).

La même société Intel réalisa en 1971 le premier "microprocesseur" (qui contient plusieurs milliers de transistors) et qui réunissait et intégrait dans un même ensemble miniature les unités du traitement logique et la mémoire.

Ces performances ouvrent la voie à la conception des premiers micro-ordinateurs.

Le micro-ordinateur

Dès le début des années 1960, IBM (Intelligent Business Machines), décide de lancer une série d'ordinateurs de différentes puissances compatibles entre eux. L'invention de la notion de compatibilité signifiait qu'on pouvait changer de machines sans réécrire les programmes… à condition de rester IBM!

La série 360 s'impose rapidement comme norme du système d'exploitation de la machine. L'une des innovations de la série 360 fut la mise au point du code EBCDIC (pour Extended Binary Coded Decimal Interchange Code). Enfin la série 360 innovaitégalement sur le plan de la mémoire. Désormais la case mémoire minimale sera le caractère de 8 chiffres binaires nommé octet. La mémoire de l'ordinateur est donc formée par combinaison de ces briques de base que sont les octets. Le fameux Ko, qui mesure la taille de la mémoire (Ko pour kilo-octet) vaut 1024octets (1024 = 210), donc 1024 caractères. Tous les assemblages de mémoire sont donc des multiples de 8. Ainsi, 16Ko, 64Ko ….

Les ordinateurs deviennent de plus en plus petits (les mini-ordinateurs PDP 1 à 8 avaient la taille de gros réfrigérateurs domestiques).

Les premiers micro-ordinateurs dont les prototypes sont de Digital voient le jour en 1973. A cette occasion fut inventé le disque souple (floppy disc). Mais IBM et Digital jugèrent à l'époque qu'il n'y avait pas d'usage concret immédiat pour ce genre de machine.

Le premier Apple date de 1977 et le PC (Personal Computer) d'IBM de 1981.

Le micro-ordinateur est né du projet social (début des années 1970) d'un groupe radical américain qui avait surtout comme souci la démocratisation de l'accès à l'information, plutôt qu'un désir d'innovation technique.

Un groupe d'étudiants de Berkeley crée en 1970 (en pleine lutte contre la guerre du Viet-nam) la revue radicale People's Computer Company.

Unepremière réalisation de ce projet politique sera Resource One, une sorte de communauté informatique installée derrière un local d'artistes de la banlieue de San Francisco et organisée autour d'un IBM XDS-940. Une "base de données urbaines" accessible à tous collectait toutes les informations utiles aux activités communautaires de la région.

Un second projet vit rapidement le jour en Août 1973: Communauty Memory (mémoirecommunautaire), qui utilisait un réseau de terminaux dispersés dans toute larégion. L'objectif était toujours une "démocratie directe en matière d'information".

Ces objectifs semblaient rejoindre ceux de Norbert Wiener pour l'avènement d'une société de communication transparente et pacifique.

Le premier véritable micro-ordinateur commercialisé, l'ALTAIR, fut mis au point à Albuquerque en Californie. Plusieurs groupes réfléchissaient à la possibilité de créer une technologie alternative avec des moyens simples.

Ces groupes s'appelaient : Loving Grace Cybernetics, IBM pour Itty-Bitty Machine Company, ou Kentucky Fried Computer en référence à la chaîne de restauration rapide de poulet, puis Apple dont le premier logo était formé d'un blason sur lequel on pouvait voir Newton sous un arbre où pendait la pomme, fruit de la connaissance!

Le micro-ordinateur naquit donc au milieu de groupes plus ou moins hippies très sympathiques. L'Apple II de Stephen Wozniac et Steven Jobs construit dans un garage apporta rapidement la fortune à ses créateurs. Une partie des bénéfices fut investie dans le financement de deux gigantesques festivals rock en 1982 et en 1983.

Le micro-ordinateur trouva rapidement des relais en dehors du mouvement contestataire et le gouverneur de Californie Jerry Brown l'encouragea fortement car disait-il "il est à l'origine d'une culture entièrement différente où l'information est l'égalisateur et met à bas la hiérarchie".

L'annonce du modèle suivant d'Apple, le MacIntosh s'accompagnera d'un slogan en continuité avec les origines de la micro-informatique : "Le principe de la démocratie tel qu'il s'applique à la technologie est : une personne, un ordinateur".

IBM attendra 1981 pour lancer son Personal Computer.

L'industrie des logiciels s'est beaucoup développée depuis 1975. L'un des enjeux est alorsdevenu la question de la compatibilité. Un logiciel donné (un programme de traitement de texte par exemple) ne peut fonctionner qu'avec un seul système d'exploitation (qui est le système qui traduit le programme dans le langage del'ordinateur).

IBM achoisi en 1980 comme système d'exploitation le MS-DOS. Tout constructeur d'ordinateur qui souhaite que ses machines puissent utiliser les nombreux logiciels fabriqués par et pour IBM se voit contraint d'utiliser le même système d'exploitation.

Applea maintenu son propre standard, MacOS. Ses machines ne sont donc pas compatibles IBM.

Enfin, le système Unix, initialement développé pour de grosses machines, a été adapté pour tous les micro-ordinateurs (qu'ils soient compatibles IBM ou Mac) sous le nom de Linux.

Microsoft, la société créatrice de MS-Dos, emboîte le pas de Xerox et d’Apple et développe Windows, une sur-couche graphique pour MS-DOS.

Unix s’embellit également de sur-couche graphique,

Un système ouvert, dans l’esprit des premières heures de la micro fait son apparition et devient le premier de bataille des anti Microsoft Linus

2001 : Apple lance le premier OS basé sur Linux grand public

Chronologie

Les Chinois puis les Arabes utilisent très tôt (premier millénaire) des roues dentées munies d'ergots pour fabriquer des mécanismes d'horlogerie. Les bouliers (Abacus) sont utilisés en Chine.

820

Naissance de l'Algorithme

Un personnage qui ne fut pas reconnu avant denombreuses années comme ayant participé à la création de l'informatique est Muhkamadibn Musa Al'Khowarizmi, un clercTashkent qui développa au neuvième siècle après J.C. le concept d'une suite d'instructions à suivre pour atteindre un but, et écrivit un livre sur le sujet.
Plus d'un millénaire plus tard, Ada Lovelace lui rendra honneur en nommant le processus logique de fonctionnement d'un programme "Algorithme".


1617

Les Os de Napier

John Napier effectue le premier Ecrit du point décimal (après qu'il eut été inventé en Suisse par ??) et invente les logarithmes, ainsi que plusieurs machines à multiplier. La plus connue de ses machines était les "bones" (les os), bien que la plus ingénieuse et la moins connue de ces machines fut certainement le calculateur de jeu d'échec.


1622

Les règles à calculer de Oughtred

William Oughtred invente la règle à calculer (à l'origine circulaire) basée sur les logarithmes de Napier, quifurent les premières "calculatrices" des ingénieurs du 19ème et 20ème siècle. Avec une précision de seulement trois chiffres, la règle à calculer offrait suffisamment de précision pour la plupart des travaux, mais n'était pas suffisante par exemple pour être utilisée en compatibilité.
L'image ci-contre montre une règle à calculer de 1880, d'une longueur effective d'environ 6 mètres et capable de manipuler des nombres sur 4 chiffres.


1623

La machine de Schickard

Wilhelm Schickard décrit une machine qui combine les concepts des Napier (dans une forme cylindrique) avec un simple additionneur qui permettaità l'utilisateur de réaliser des multiplications sur des nombres à plusieurs chiffres plus facilement.
Malheureusement aucune copie originale de la machine de Schickard ne fut trouvée, et l'invention du premier additionneur retenue automatique en incombebien souvent à Blaise Pascal : Il habitait en Allemagne du Sud, une région dévastée par la guerre de trente ans.


1642

La Pascaline

Afin d'aider son père collecteur d'impôts à Rouen, Blaise Pascal travaille trois années durant sur unemachine à effectuer des additions, soustractions et à convertir les nombreusesmonnaies de l'époque les unes dans les autres : La Pascaline.
La Pascaline est une boîte de cuivre rectangulaire sur laquelle 8 volants représentent les unités, dizaines, centaines, que l'on bouge avec un petitstylet. Lorsqu'un cadran effectue un tour complet à partir de 0, il incrémente d'une unité le cadran suivant, etc.
Ce principe est à la base de la retenue automatique. Les valeurs de chaque cadran peuvent être lues dans une petite fenêtre située en haut du cadran.


1673

Le calculateur de Leibniz
(1694 ?)

Gottfried Wilhelm Leibniz (1646-1716), construit une machine effectuant automatiquement les additions, soustractions, multiplications et les divisions. Cette calculatrice utilise un tambour cranté et peut effectuer desmultiplications en additionnant automatiquement et répétitivement un même nombre dans un accumulateur.


1801-1805

Le métier à tisser de Jacquard

Joseph-Marie Jacquard construit un métier à tisser mécanique utilisant les cartes perforées : un trou dans unecarte laisse passer l'aiguille. Un plein la repousse. Une carte correspond aufilage d'une trame et le tissage d'une pièce nécessite l'utilisation d'unesuite de cartes : le programme. Une des caractéristiques fondamentales du métier à tisser de Jacquard est la séparation entre le "mécanisme de commande" et le "mécanisme d'Exécution".
La création de cette machine automatisée fut à l'origine de ce qui d' être la première manifestation contre le remplacement des humains par des machines !


1820

La machine à calculer de Colmar

Les calculateurs mécaniques commencent à serépandre. Charles Xavier Thomas de Colmar invente une machine qui peut effectuer les quatre opérationsarithmétiques de base. Sa machine, l'Arithmomètre, pouvait effectuer additions, soustractions,divisions et multiplications. Grâce à ses capacités et sa facilité d'emploi, l'Arithmomètre fut utilisé jusqu'à la Première Guerre Mondiale. Plus de 1500 exemplaires se vendront en 30 ans, et la machine obtint la médaille d'or de l'Exposition de Paris en 1855.
Bien que des inventeurs aient amélioré plus tard l'Arithmomètre de Colmar, on peut dire que Pascal, Leibnitz et Colmar furent les précurseurs du calcul mécanique.


1822

Le Moteur Différentiel de Babbage

Charles Babbage termine une maquette de son Moteur Différentiel (Différence Engine).

Babbage s'était aperçu que les instruments à calculer de l'époque, les tables mathématiques, célestes et de navigation, étaient pleines d'erreurs et causaient la perte de nombreux navires. Pendant ses étudesà l'Université de Cambridge, il suggéra qu'il serait possible de calculer ces données en utilisant une machine à vapeur. Il consacra dès lors sa vie à cetteidée, concevant le Moteur Différentiel pour calculer automatiquement les valeurs de ces tables. Il demanda quelque temps plus tard une aide de la partdu Gouvernement Britannique, et reçut ce qui fut certainement la première aide de l'Etat pour la recherche en informatique ; Un événement qui se reproduira notamment plus de 100 ans plus tard lorsque le gouvernement Américain participa à la construction de l'ENIAC, à l'université de Pennsylvanie.


1833

Le Moteur Analytique de Babbage

Onze ans plus tard, Babbage revoit le concept de son Moteur Différentiel (Différence Engine), réalisant que celui-ci ne pourrait Exécuter qu'une seule tache. Lorsqu'il conçoit son Moteur Analytique (Analytical Engine), en 1833, Babbage s'inspire de la technique des Jacquemarts et de celle du Jacquard. Il définitalors les règles de construction d'une machine à calculer universelle :
Le Moteur Analytique de Babbage comporte désormais : Une unité d'entrée pour communiquerle traitement de la machine. Une mémoire pour stocker les données et lesrésultats intermédiaires. Une unité de commande pour contrôler l'exécution dutraitement. Une unité arithmétique et logique pour réaliser les calculs. Uneunité de sortie pour lire les résultats.

Le moteur analytique de Babbage possède tous les organes nécessaires au fonctionnement d'un ordinateur actuel, ce qui lui valut d'être nommé le "Père de l'Ordinateur", malgré le peu de documentation qui laissa derrière lui.


1842

Ada Lovelace, premier programmeur

Ada Augusta King, Comtesse de Lovelace, traduit l'article de Menabrea sur le Moteur Analytique de Babbage, ajoutant ses propres remarques, et devint par la suite le premier programmeur du monde en indiquant à Babbage comment "programmer" son Moteur Analytique pour lui faire Exécuter tels calculs et inventant le mot "programme" (suited'instructions à effectuer pour réaliser une tâche).
Elle inventa le mot "Algorithme", une suite logique d'instructions àexécuter pour atteindre un but, en honneur à Muhkamad ibn Musa Al'Khowarizmi, clerc Tashkent du 9ème siècle.


1853

La machine de Scheutz

La machine de Scheutz, Egalement appelée Difference Engine, est le premier calculateur capable d'imprimer les résultats.


1854

Les Lois de Boole

George Boole décrit la logique symbolique avec ses "Lois de Boole",selon lesquelles tout processus logique peut être décomposé en un ensembled'opérations logiques simples (ET, OU, NON) appliquées sur des opérateursbinaires (0 ou 1, Oui / Non, etc).).


1867

Invention du téléphone

Graham Bell invente le téléphone et fonde la Bell Telephone Company, qui jouera plus tard un rôle important dans le développement del'informatique. Sholes et Glidden inventent et commercialisent la première machine à écrire sous la marque Remington.


1884

Création de l'American Institute for Electrical Engineering (AIEE). La première et plus ancienne organisation qui constituera plus tard l'IEEE en 1963.
Cet institut restera célèbre pour la création du fameux standard de connections informatique utilisé dans les années 70, l'IEEE 488.


1889

La machine d'Hollerith

Hermann Hollerith (1860-1929) construit la première machine mécanographique, fonctionnant à l'aide de cartes perforées selon un codespécifique.
À cette Epoque, le gouvernement Américain prévoyait qu'il faudrait environ 10ans pour terminer le recensement à venir de 1890, à moins que quelqu'un netrouve une meilleure méthode de calcul. Pour accélérer le traitement des données, presque toutes les questions posées par le bureau de recensement pouvaient l'être de façon binaire (oui ou non).Hollerith imagina donc de coderla réponse par un trou (ou non) dans une carte perforée et de détecter laprésence ou l'absence de ces mêmes trous à l'aide d'un courant électrique. Chaque trou représente un chiffre, et une combinaison de deux trous une lettre.Jusqu'à 80 variables pouvaient ainsi être stockées sur une carte.
La machine d'Hollerith utilise un système Èlectro-mécanique, déjà beaucoup plusperformant. Elle donna très vite naissance à une quantité d'autres machinesmécanographiques destinées à des applications de gestion ou scientifiques. Bienqu'ayant ouvert la voie, en près de 50 ans, à l'avènement de l'ordinateur (etdes grandes sociétés d'informatique comme IBM ou BULL) à créant un marché potentiel, la machine d'Hollerithporte en elle les causes de sa disparition : ne respectant pas l'architecture de la machine de Babbage, elle ne peut être utilisée pour réaliser un calculateur universel.
Grâce à la machine d'Hollerith, les recenseurs Américains terminèrent letravail en 6 semaines à peine ! De plus, les cartes perforées servaient à emmagasiner les informations et réduire les erreurs de calcul. D'autres compagnies telles que Remington Rand and Burroughs construisirent également des lecteurs de cartes perforées pour les applications financières. Les secteurs financiers et le gouvernement utiliseront des cartes perforées jusque dans les années 60.
Hollerith améliora par la suite son invention en lui apportant quelques fonctionnalités supplémentaires. La compagnie qu'il fonda pour construire sesmachines mécanographiques (la Hollerith Tabulating Company, HTC en 1914) devint une partie de ce que nous connaissons aujourd'hui sous le nom d'IBM (International Business Machines). On parlait dès lors de Mécanographie.
La machine d'Hollerith fut le premier calculateur à faire la première page d'unmagazine.

Le Français Léon Bollée, Egalement fondateur des 24H du Mans, crée une machine disposant d'une table de multiplication interne appelée Le millionnaire. Cette machine sera un grand succès et sera produite jusqu'en 1935.


1896

Fondation de la Tabulating Machine Company

Hollerith commercialise son lecteur de carte perforée dansles secteurs financiers, et fonde la Tabulating Machine Company en 1896, qui deviendra plus tard International Business Machines (IBM) en 1924.


1904

Invention du tube à vide

John Fleming invente le premier tube à vide, qui permettra biendes années plus tard de donner aux premiers ordinateurs de l'humanité unimportant gain de rapidité face à la technologie des relais Èlectromagnétiques.


1906

Invention de la triode

Lee De Forest invente la triode, un composant électrique qui nesera remplacé que bien plus tard par le transistor, et qui fut à l'origine de ce que l'on appelle communément en Electronique "lampe".


1911

Première tentative de réalisation de la machine de Babbage

Leonardo Torres y Quevedo propose, juste avant la Première Guerre Mondiale,de réaliser une version Èlectromécanique de la machine de Babbage.Le projet Echoue faute de crédits. On lui doit néanmoins l'invention du mot "automatique" pourdésigner la science des automates et le premier exemplaire d'une machine pouvant jouer (très mal !) aux échecs.


1912

L'Institute of Radio Engineers est créé, cette seconde organisation qui fusionnera pour fonder l'IEEE en 1963.


1917-1918

Les Aberdeen Proving Grounds commencent à travaillersur les tables balistiques utilisées dans la Première Guerre Mondiale.


1924

Naissance d'IBM

La Tabulating Machine Company créée par Hollerith devient IBM.


1928

IBM adopte le format de carte perforée en 80 colonnes, qui deviendra le standardpour les prochaines 50 années à venir.


1930-1931
Le calculateur différentiel de Bush

Vannevar Bush (1890-1974) construit un calculateur pour résoudreles équations différentielles au MIT (Massachussets Institut of Technology).Cette machine peut résoudre des équations différentielles complexes auxquellesdes scientifiques et des mathématiciens avaient du mal à faire face.
Le calculateur de Bush était cependant très encombrant, car utilisant descentaines de petits rouages et de transmissions pour représenter les chiffreset leurs imbrications mutuelles. Malgré cela, 7 ou 8 exemplaires furent construits.


1934

L'analyseur différentiel de la Moore School est opérationnel.


1936

Konrad Zuse dépose un brevet sur sa mémoire mécanique Le livre d'Alan Turing "On Computable Numbers.." offre une base théorique pour les logiciels dédies aux ordinateurs modernes .


1936-1939


L'ABC

John Vincent Atanasoff et John Berry construisent l'ABC (pour Atanasoff-Berry Computer) à l'université de l'Iowa, USA, pour répondreaux problèmes des équations linéaires en physique. Cette machine fut le premiercalculateur à utiliser l'Algèbre de Boole et utilisait des lampes.
Etant peut-être bien le premier véritable exemple de calculateur électronique,l'ABC utilisait certainsconcepts de base qui apparurent plus tard dans les ordinateurs"modernes", tels que l'unité arithmétique et logique (ULA ou ALU)Electronique et la mémoire cyclique (mémoire constituée de 2 tambours enrotation, qui pouvait stocker 60 mots de 50 bits).
La machine tournait ‡ 60 Hz et pouvait réaliser une addition en une seconde.


1937

Le Model K

George Stibitz construit son Model K(K pour Kitchen table, table de cuisine), composé de condensateurs et de relais, démontrant la faisabilité d'un additionneur binaire Electromécanique.


1938

Le Z1

Konrad Zuse termine avec l'aide d'un de ses amis, Helmut Schreyer, sa première machine : le Z1. Bien que non-initié à la fabrication decalculateurs mécaniques, Konrad Zuse avait créé une mémoire mécanique (1936) d'un concept radicalement diffèrent de celles utiliséespar les calculateurs de l'époque. Celle-ci pouvait stocker 16 nombres sur 24bits. Un an plus tard il terminait le premier de ses calculateurs. Alorsdénommé V-1 pour Versuchsmodell-1, le nom devint Z-1 afin d'éviter touteassociation aux tristement célèbres fusées Allemandes.
L'unité arithmétique et logique pouvait travailler sur des nombres à virguleflottante, et une unité particulière avait pour tâche de convertir les nombresdécimaux en binaire à virgule flottante et vice-versa. Les instructions étaiententrées non-pas sur des cartes perforées, comme le voulait la mode de l'époque,mais sur un film de pellicule cinématographique de 35mm ; Cette idée lui avait été insufflée par son ami et ancien projectionniste Helmut Schreyer.
Bien que la machine fonctionnait correctement, le design entièrement mécaniquedu Z1 ne lui permettait pas d'être construit par quiconque en avait envie. Lamémoire mécanique, bien que d'un concept brillant et qui restera la base des machines à venir de Zuse, présentait de sérieux problèmes de transmission des données, car ce qui est facile à transmettre électriquement l'est déjà beaucoupmoins mécaniquement, surtout d'un bout physique de la mémoire à un autre !


1939

Début de travaux décisifs et Z2

Avec le soutien d'IBM, Howard Aiken commence à travailler sur le MARK-I de l'Université de Harvard.
Avril : GeorgesStibitz et Samuel Williamsdémarrent la construction du Complex Number Computer (qui fut nommé plustard Bell Labs Model 1) au Bell TéléphoneLaboratories. C'était le premier calculateur à relais Èlectromagnétiques deStibitz. Un an plus tard, cette machine sera pour la première fois del'histoire de l'informatique utilisée via une ligne téléphonique, ouvrant lavoie à la télématique, au temps partagé voir même des réseaux (1940).Ce fut la première machine basée sur la technologie des tubes à vide.
Konrad Zuse termine le Z2, composé de relaisÈlectromagnétiques de récupération (provenant d'une bonne part d'appareillages téléphoniques) pour la partie arithmétique, et de la mémoire mécanique du premier Z1 . Mais à cause de son hybridité électrique/mécanique, le Z2 n'était pas assez sûr, mais son but était avant tout pour Zuse d'acquérir les faveurs de la DVL (Deutsche Versuchsanstalt furLuftfahrt ,Institut de Recherche Aéronautique Allemand) pour la construction d'un ordinateur entièrement à relais, le Z3.


1940

Le Complex Number Computer

8 Janvier : Georges Stibitz et SamuelWilliams des Bell Telephone Laboratories terminent le Complex Number Computer (connu un plus tard sous la dénomination Bell LabsModel 1). Celui-ci travaille en DCB (Decimal Code Binaire). Composé de 450relais Èlectromécaniques , il pouvait multiplier deux grands chiffres en uneminute.
11 Septembre : Durant unmeeting de l'American Mathematical Society au Darmouth College, le docteur Georges Stibitz utilise un télétype pour transmettre unproblème à résoudre au Complex Number Calculator basé à New York et pour recevoir les résultats.Cette expérience est considérée comme étant le premier exemple mondial detravail commandé à distance, une technique qui révolutionnera la disséminationde l'information au travers des réseaux téléphoniques et informatiques. Letélétype avait été placé à l'extérieur des salles de conférence du DarmouthCollege à l'occasion de la conférence annuelle "American MathematicalSociety". Parmi ceux qui eurent l'opportunité de tester le système setrouvaient Norbert Wiener et JohnMcauchly.


1941

Le Z3

Konrad Zuse termine le Z3, un calculateur doté de 2600 relais électromécaniques, dont 1400 pour la mémoire, et 600 pour l'unité arithmétique et logique. La mémoire centrale est toujours de 64 mots, mais leur taille estdorénavant de 22 bits (14 pour la mantisse, 7 pour l'exposant, et un bit designe). Afin de limiter l'usure des relais par les étincelles intervenant lors de la fermeture des contacts, Zuse inventa un astucieux système basé sur untambour rotatif truffé de balais qui avait pour but de retarder le passage du courant dans les contacts du relais.
Le Z3 pouvait effectuer non seulement les opérations arithmétiques de base (addition, soustraction, division, multiplication) mais aussi calculer la racine carrée d'un nombre. Sa vitesse était sensiblement la même que le MARK-I de l'université de Harvard : 3 ou 4 additions parseconde, et une multiplication en 4 à 5 secondes; Mais la représentation des nombres à virgule flottante le rendait plus flexible que le MARK-I.
Elle fut malheureusement détruite au cours d'un bombardement Allié en Avril1945.


1942

J.Presper Eckert et John Mauchly propose à l'Armée Américaine de réaliser uneversion électronique de l'analyseur différentiel de Bush. Cette proposition lesamena à concevoir l'ENIAC.
Georges Stibitz invente l'arithmétique flottante qui permet de coder de très grands nombres grâce aux puissances de 10 (ou de 2).


1943

Le MARK-I

Le MARK-I, originellement appelle Harvard-IBM Automatic Sequence ControlledCalculator (ASCC) et construit par IBM et l'université d'Harvard, couvre une surface de 25 m≤ et consomme 25KW. Son architecture avait été développée par Howard Aiken, qui lui-même s'était inspiré des idées de ThomasWatson en 1937. Il fut construit dans le cadre de l'IBM Research Laboratory & Endicott. Sa mission : calculer des tables mathématiques et de navigation. Mais le MARK-I n'était pas unordinateur à programme enregistré, mais suivait les instructions contenues surun rouleau de papier.
Quelque temps plus tard, le MARK-I fut modifié afin de permettre ‡à la machined'aller lire des instructions sur plusieurs lecteurs de cartes perforées :cette faculté lui permit de réaliser des sauts conditionnels aussi bien que lelancement de sous-programmes.
Décembre : Le Colossus est finalisé au Bletchley Park afin d'assisterl'armée à briser les codes secrets de l'Armée Allemande. Il est composé de 1.500 tubes à vide, mais ne fut découvert que dans les années 70, lorsque lesservices secrets Anglais voulurent bien le dévoiler au public. Il fut construitpar le Telephone Research Establishment, sous la direction de Tommy Flowers et devint opérationnel en 1944. Il joua un rôleimportant dans le décryptage des messages Allemands lors du débarquement de Normandie.
La construction de l'ENIAC commence à la Moore School of Engineering, université de Pennsylvanie, sous la direction de John Brainerd et Alan Dean, tandis que John Mauchly et J.Presper Eckert serontresponsables de son implémentation. Herman Goldstine servait quant à lui de liaison avec l'Armée Américaine
Le Projet Tourbillon (Project Whirlwind, un simulateur de vol analogique) débute au Massachusetts Institute for Technology (MIT)


1944

Le premier "bug"

Juin : Alors qu'elle programmait le MARK-I, premier ordinateur électromécanique, Madame le Capitaine Grace Hopper eut à résoudre le premier "bug" de l'histoire du logiciel :
"Tandis que nous travaillions dans un immeuble non climatisé par unechaude et humide journée d'été, l'ordinateur s'arrêta. Nous finîmes par découvrir à l'intérieur d'un gros relais à signal un papillon de nuit grillé.
Depuis ce jour, lorsqu'un officier entrait et nous demandait où en étaient les travaux, nous lui répondions que nous 'déboguions' le calculateur."
Elle colla le "bug" dans le livre de bord de l'ordinateur, qui estprésenté de nos jours au Musée National d'Histoire Américaine de la Smithsonian Institution. Grace Hopper était la troisième personne à avoir programmé le MARK-I, les deux précédentes étant Ensigns Robert Campbell et Richard Bloch.
Juillet : Deux accumulateurs del'ENIAC sont opérationnels.
Septembre : John von Neumann visite les locaux de l'ENIAC.
L'Armée Américaine étend le contrat de l'ENIAC pourinclure les recherches sur l'EDVAC, un ordinateur à programme enregistré.


1945

L'ENIAC

L'ENIAC (ElectronicNumerical Integrator and Computer) est complété et testé à la Moore School of Engineering. Composé de 19.000 tubes à vide, 1500 relais, des centaines derésistances, condensateurs et inductances, consomment 174 KWatts d'électricité, pèse30 tonnes et couvre une surface de 72m≤. Les programmes étaient entrés enciblant les différentes parties de l'ordinateur et en modifiant 3.600 commutateurs. La programmation d'un problème d'environ mille instructionsmachine prenait environ une semaine. Les entrées-sorties étaient réalisées pardes lecteurs ou perforeuses de cartes perforées.
L'ENIAC était également capable d'effectuer des calculs en parallèle. Il tournaitune horloge d'approximativement 100 KHz et pouvait effectuer environ 330multiplications par seconde.
30 juin : Johnvont Neumann écrit "Fissa Raft of à Report on the EDVAC"qui fixera les règles de construction des ordinateurs à venir, notamment de l'EDVAC(Electronique Discrète Variable Automation Computer). De telles lois sont connues sous le nom d'Architecture se vont Neumann.

Le système de traitement de l'information d'après Avon Neumann

Son concept de "programme stocké en mémoire centrale" fut l'objet denombreuses controverses, notamment de la part d'Eckart et Maubèche qui clamèrent que cette idée leur était venue avant que von Neumann ne les rejoignent sur le travail en cours àl'Université de Pennsylvanie. Même Konrad Zuse déclaraavoir pensé à ce concept dans les années 30.

Konrad Zuse complète son Z4 (Zuse deviendra Siemens)


1946

Le monde scientifique en effervescence


14 Février : Inauguration de l'ENIAC à Philadelphie.

Mars : Eckart et Mauchly, s'étant disputé avec l'Université de Pennsylvanie au sujet d'un dépôt de brevet, quittent l'Université pour créer leur propre firme, l'Electronic Control Company (ECC)(qui est également la première compagnie dédiée à l'informatique) afin de construire l'UNIVAC (UNIversal Automatic Computer).
Eté 1946 : Une série deconférences données à la Moore School font du concept de l'EDVACet de ses programmes enregistrés le modèle pour tous les ordinateurs à venir.
L'Université de Pennsylvanie organise le premier colloque scientifique ayantpour thème l'informatique, à des scientifiques du monde entier se verrontprésenter l'ENIAC et le projet de l'EDVAC. L'un d'entre eux, Maurice Wilkes de l'Université de Cambridge, retournera en Angleterre pour construire l'EDSAC
Herman Goldstine invente les"flowcharts", les organigrammes.


1947

Invention du transistor

William Bradford Shockley, John Bardeen et Walter H. Brattain inventent aux Bell Telephone Laboratories la"résistance de transfert", connue plus tard comme le transistor, qui révolutionnera les ordinateurs en leurdonnant une grande fiabilité et une taille sans cesse réduite pour desperformances de plus en plus élevées.
Mémoire à ligne de retard pour l'EDVAC en fonctionnement à la Moore School Démarrage de la construction del'EDSAC à Cambridge en Angleterre L'ENIAC est déplacéaux Aberdeen Proving Grounds Création d'ACM


1948

IBM inaugure son SSEC (Selective Sequence Electronic Calculator) à NewYork, développé par le Watson Scientific Laboratory. Cette machine hybride estcomposée de plusieurs systèmes de stockage : 8 tubes à vide, 150 mots sur unemémoire à relais et 66 boucles de bandes papier pouvant stocker un total de20.000 mots de 20 digits au format DCB. IBM verra en son SSEC le premiervéritable ordinateur.
Alan Turing joint l'équipe del'Université de Manchester L'Electronic Control Company devientl'Eckert-mauchly Computer Corporation Eckert et Mauchly reçoivent un contrat du bureau de recensement Américain pourconstruire l'UNIVAC (UNIversal Automatic Computer).


1949

BINAC et EDSAC

Août :Le BINAC est construit par la Eckert-Mauchly Computer Corporation pour Northrop Aviation. C'est le premier ordinateur utilisant deux processeursidentiques en parallèle, dans le but de fiabiliser les résultats. Si les résultats des processeurs, après calculs, s'avéraient différents, la machine"plantait".
L'EDSAC (Electronic Delay Storage Automatic Computer)entièrement opérationnel à Cambridge. C'est un ordinateur inspiré par l'EDVAC de Von Neuman. La mémoire, d'une taille de 512 mots de 17 bits, était composée de lignes à retard au mercure. La vitesse d'horloge était de 500KHz et les entrées-sorties s'effectuaient sur bandes de papier. Le Whirlwind par Jay Forrester et Ken Olsen au MIT, qui fut à l'origine des ordinateurs utilisés pour le réseau informatique de défense Américain SAGE (Semi Automated Ground Environment).


1950

Entamant sa quatrième année depuis sa création, la Eckert-Mauchly Computer Corporation est vendue à Remington-Rand, dû en partie à la difficulté d'obtenir des contrats durant la période McCarthy.

Le Z4 de Konrad Zuse est transporté à l'école polytechnique de Zurichpuis modifié afin de pouvoir réaliser des branchements conditionnels. Lors del'exécution d'un programme, 2 instructions étaient lues à l'avance etprétraitées : il s'agit donc de la première implémentation d'un pipeline dansun ordinateur. La machine sera utilisée jusqu'en 1955 puis transportée enFrance où elle servira jusqu'en 1960. Invention de l'Assembleur par Maurice V.Wilkes de l'université de Cambridge.


1951

L'UNIVAC

L'UNIVAC(UNIversal Automatic Computer construit par Remington Rand Inc., est doté de 5600 tubes électroniques et possède une capacité de stockage interne d'environ10 Ko. Vitesse des opérations arithmétiques : de 0.5 millisecondes pour uneaddition à 3.9 millisecondes pour une division. Celui-ci sera délivré au bureaudu recensement Américain pour la modique somme de 750.000$ avec une imprimantedite "rapide" au prix de 18.500$. Il était capable d'exécuter 8333 additions ou 555 multiplications par seconde et 56 exemplaires furent vendus.

Invention par MaryGrace Hopper du premier compilateur A0, qui permet de générer un programme binaire à partir d'un code source. Mise au point du premier tambour magnétique ERA 1101, d'une capacité de1 Mo.


1952

L'EDVAC

Le IANest finalisé et opérationnel à l'Institut pour les Recherches Avancées(Institute for Advanced Study) à l'université de Princeton, ainsi que l'EDVAC à la Moore School.
Les ordinateurs MANIAC et ORDVAC sont complètes L'IBM 701, le premier ordinateur commercial à programmeenregistré d'IBM est installé aux quartiers généraux de la firme. Cette machine utilisait une mémoire à tube cathodique de 2048 ou 4096 mots de 36 bits etpouvait réaliser 16.000 additions ou 2.200 multiplications par seconde. La première machine fut installée à Los Alamos pour le projet de bombethermonucléaire. Un module de mémoire à tores magnétiques est ajouté à l'ENIAC IBMest contacté pour réaliser une cinquantaine d'ordinateurs pour le réseau SAGEdont le Whirlwind fut le prototype. Les AN/FSQ7 qui en découlèrent comportaient75.000 tubes à vide, pesaient 275 tonnes et consommaient 750 KWh chacune. Le CUBA (Calculateur Universel Binaire de l'Armement),premier ordinateur Français construit par la société SEA.


1955

La fin d'un mythe


L'ENIAC est définitivement mis hors service aux AberdeenProving Grounds.

Les laboratoires Bellmettent au monde le premier ordinateur utilisant des transistors, le TRADIC. Celui-ci amorce la seconde génération d'ordinateurs.


1956

Premier disque dur


IBM commercialise le premier disque dur, le RAMAC 305 (Random Access Method of Accounting and Control). Il est constitué de 50 disques de 61 centimètres de diamètre et peut stocker 5 Mo.(pour le réseau de réservation aérienne "Sabre")


1957

Premier langage évolué, le Fortran

John Backus d'IBM crée lepremier langage de programmation universel, le Fortran (FORmula TRANslator).

Digital EquipmentCorporation et CDC Corporation sont créées


1958

Ordinateurs à transistors

Les premiers ordinateurs commercialisés à transistors, incluant l'UNIVAC Solid State 80 et le Philco S-2000, inaugurent la seconde génération d'ordinateursélectroniques de série. On peut noter aussi le CDC 1604 développé par SeymourCray.

A la suite d'uneconférence entre Américains et Européens, germe une idée de langage deprogrammation universel, l'ALGOL 58(ALGOrithmic Language). Démonstration du premier circuit intégré chez TexasInstruments, créé par Jack Kilby Les laboratoires Bell inventent le premier Modem qui permettra de transmettre des donnéesinformatiques sur une simple ligne téléphonique. John Mc Carthy, qui fonda le département d'IntelligenceArtificielle du MIT, créé le langage de programmation LISP (LISt Processing) qui fondera les bases de laprogrammation objet. Ce langage fut initialement développé sur IBM 7090.


1959

Le MARK-I d'Harvard est mis hors service IBM annonce sesordinateurs 1401, pour les finances, et le 1620 pour les scientifiques. Le langage Cobol (Common BusinessOriented Language) est mis au point par le comité Codasyl (Conference on dataSystem Language). RCA distribue son ordinateur 501, livré avec le langage deprogrammation Cobol. Digital Research crée le PDP-1, certainement le premier ordinateur commercial àl'utilisation aisée. L'ATLAS del'université de Manchester introduit deux nouvelles technologies fondamentalespour les ordinateurs modernes : la mémoire virtuelle et le multi-tâches.


De 1960 à 1996.

1960

Le premier mini-ordinateur de série

DEC distribueson premier ordinateur, le PDP-1.

IBM annonce leSystem 360.

Le DECPDP-8, le premiermini-ordinateur produit en grandes séries.


1961

Fernando Corbato est à la tête d'une équipe du MIT qui conçoit l'un des premiers systèmes à temps partagé (CTSS-Compatible Time Sharing System).


1962

Première notions de "multi-tâches"

Le système d'exploitation utilisé pour piloter la machine PDP-1 de Digital est le premier à introduire le concept de temps partagé ou "time-sharing". L'opérateur tapait des instructions sur un clavier pour commander le PDP.

Utilisations des deux premiers systèmes de CAO : Sketchpad, du laboratoire Lincoln du MIT, et DAC-1 de General Motors.


1966

Le"Plan Calcul" en France

Mai : Les premiers moyens systèmes Bull-GE (General Electric) s'appellent Gamma140. Ces machines marqueront le télétraitement en France jusqu'aux années 80.

Juin : IBM impose sa loi et n'accepte plus de commandes de 360/90.

18 Juillet : Le "Plan Calcul" est lancé par Charles De Gaulle et son premier ministre, Michel Debré, pours'affranchir des constructeurs Américains. Ce plan s'articulera entre la CAE (groupes CSF et CGE) et la SEA (groupe Schneider).

*Premier calculateur à main chez Texas Instruments.

*Première liaison numérique MIC (Modulation par Impulsions Codées).

*Control Data CDC 6600. Conçu par un certain Seymour Cray, ce fut le premier système exploitantun jeu d'instructions réduit de type Risc. Il utilisait des instructions detaille variable de 15 à 30 bits.


1967

Création de l'INRIA

Novembre : Projet de loi portant sur la créationde l'INRIA.L'Institut de Recherche en Informatique et Automatique aurait besoin de 6.000 ingénieurs par an !

Décembre : Serge Kampf, ancien directeur régionalchez Bull-GE, crée à Grenoble la SSII Sogeti.

*Développement de la mémoire à bullepar A.H.Bobeck auxBell Labs. Lancement du PDP-10 chez DEC et du B3200 chez Burroughs.


1968

Création d'Intel

Février : Univac lance le 9400 en France. Cette machine franchit les premiers pas vers la multiprogrammation et le temps réel.

Septembre : L'Iris 50 de CII est né : c'est le premierordinateur issu du Plan Calcul. Il a une mémoire de 256 Ko. Son système d'exploitation, Sirix II, prend 10 Ko.

*Création d'Intel Corporation par Gordon Moore et Robert Noyce.


1969

Mars : IBM entre dans la téléphonie avec sonautocommutateur privé 2750 conçu en France (La Gaude). Cette machineélectronique ouvre la voie de la télématique.

Octobre : IBM décide de facturer séparémentmatériels et programmes d'applications. Le logiciel devient un produit à partentière.

*MiniSystem 3 chez IBM.

*Créationde Data General par Edson de Castro (ex-DEC).

*Premièreconférence internationale sur l'Intelligence Artificielle.

*Compilateur Pascal par NicklausWirth.

*KenThompson développe en assembleur sur une machine PDP-7 le système d'exploitation multi-utilisateursUnix. Plus tard, en 1973, ce même Thomson s'associera avec Dennis Ritchie, lecréateur du langage C (1972), pour réécrire le noyau d'Unix dans ce langage.


1970

*Premier mini-ordinateur 16 bits chez DEC, le PDP-11/20.

*Super-Novachez Data General.

*Premières livraisons aux US de l'IBM 370, ordinateur de 4ième génération.

*Douglas Engelbart développe la première interface utilisateur à fenêtrage multiple et à souris.


1971

L'Intel 4004, le premier microprocesseur du monde.

Janvier : Une étude du Bipe prévoit 220.000 informaticiens en 1975.

*IBM370/135 et 195, inaugurant le concept de mémoire virtuelle.

*Disque souple chez IBM.

*Miniordinateur HP 3000.

*Intel 4004, premier microprocesseur de l'histoire, 4 bits plutôt pour calculatrices. 60.000 opérations par seconde, 108 KHz.


1972

Premier microprocesseur 8 bits chez Intel

Septembre : Le gouvernement de Pierre Mesmerétudie un projet de loi pour créer un "tribunal de l'informatique", prémisse de la CNIL (Commission Nationale Informatique et Libertés).

*Naissance de Cray Research etde Prime Computer.

*Intel 8008, microprocesseur 8 bits, utilisé par les premiers micro-ordinateurs de l'histoire.


1973

Le premier micro-ordinateur du monde, le Micral N

Février : Le Micral N de la R2E, premier véritable micro-ordinateur du monde, par François Gernelle.

Mars : IBM sort les disques 3340, issus deson projet Winchester. Un seul boîtier renferme disques, bras et têtes de lecture.

Avril : CHB et SIHB fusionnent pour devenir la Compagnie Honeywell Bull.

Juillet : Unidata, fusion de Philips NV, Siemenset CII pour créer une gamme commune.

*Premier salon NCC à New York.

*Alain Comerauer développe Prolog à Marseille.

*Lancement du réseau Swift.

*Bob Metcalfe et D.Boggs s'inspirent des travaux d'un professeur de l'université deHawaï, Norman Abramson, pour inventer Alto Aloha Network, rebaptisé Ethernet.

*Création du langage C par Dennis Ritchie.


1974

Création de Zilog

Janvier : Premier ordinateur d'Unidata : le 7220, concurrent du bas de gamme IBM 370.

Avril : Hewlett-Packard décide de fabriquer à Grenoble ses futurs minis - nom de code 21 MX - dans une usine prévue pour début 1975.

Novembre : 4ième congrès mondial Internet à Paris.

*Intel8080 (6000 transistors).

*Naissance de Zilog.

*Création du mot "logiciel" par Jean-Erick Forge, informaticien co-fondateur du CXP ( Centre d'eXpérimentation des Packages).


1975

Premier super-ordinateur Cray et micro-ordinateur Altaïr

Janvier : IBM System 32 (200 KF).

Mars : IBM abandonne le développement de sa Future Series. Un milliard de dollars dépensés en pure perte.

12 Mai : Protocole d'accord pour fusionner Honneywell Bull et CII, ce qui donnera CII-Honeywell Bull (CII-HB), soutenue par l'Etat. "Il est regrettable qu'on en soit arrivé là" déclareMichel Debré, le promoteur du Plan Calcul.

*Création de Microsoft par Bill Gates et Paul Allen.

*Super-calculateur Cray 1, à Los Alamos.

*Micro-ordinateur Altaïr de Mits.

*Premières expérimentations de liaison en fibre optique à 45Mbps aux laboratoires de la compagnie téléphonique Bell (650 mètres).

*Apparitiondu MOS Technologies 6502, basé sur l'architecture du Motoral 6800.


1976

Microprocesseur Zilog Z80

Mai : IBM introduit en Europe son ordinateurportable à cassettes, le 5100 (27.5 kgs).

*Premier ordinateur à tolérances de pannes chez Tandem, le T/16.

*Microprocesseur Zilog Z80, clône compatible avec le 8080 d'Intel.

*L'ordinateur personnel IMSAI.

*Naissance du CXP.

*Disquettes 5 pouces Shugart.

*IBM Série 1.

*HP1000.


1977

Création d'Apple Computer avec l'Apple 1 et Commodore PET 2001

Février : Apparition aux Etats-Unis du terme "Personal Computing" avec les micros comme le Poly 88 de Digitronicou le Pet de Commodore (5.000 F).

Avril : Annonce du Mainframe IBM 3033.

Novembre : Annonce du VAX 11/780 (Virtual AdressExtension), le premier miniordinateur 32 bits de chez DEC.

*Création d'Apple Computer qui lance l'Apple II.

*Tandy TRS-80 Model 1.

*Naissance d'Oracle.

*Commodore PET 2001.


1978

Microprocesseur 8086 chez Intel et premier disque numérique chez Philips

Janvier : Votée par le Parlement après plus de 150 amendements, la loi Française "Informatique et Libertés" estenfin signée. Elle entrera en vigueur début 1980.

Mai : Simon Nora et Alain Minc remettent au président de la République la rapport commandé en fin 1976 sur "l'informatisation de la société".

Septembre : IBM annonce le Système 38, unminiordinateur haut de gamme

Décembre : Après avoir déboursé 6 Milliards defrancs en 12 ans, l'Etat met sur la table 2.25 Milliards supplémentaires pourle quatrième Plan Calcul.

*Premier salon Comdex.

*Prototype Philips d'un disque optique numérique (DON) non effaçable au Laser.

*Apparition de l'Intel 8086, premier processeur à architecture x86.


1979

Microprocesseur Motorola 68000 et Minitel en France

Février : Naissance de la série E d'IBM.

27 Mars : Inauguration de Transpac.

Juillet : Lancement du programme national"10.000 micros dans les lycées". Premiers fournisseurs : Logabax avecson LX 500 et l'Occitane Electronique avec son X1.

*Naissance de Compuserve Online.

*Visicalc, premier tableur.

*Premier traitement de texte, WordStar, chez MicroPro.

*NationalSemiconductor reprend l'informatique d'Intel (mainframes compatibles IBM) pourformer NAS.

*Lancement en France du programme Télétel à la norme Vidéotex, connu sous le nom deMinitel.

*CommodoreCBM 3001 avec double unité de disquettes et imprimante à aiguilles (24 750 F).

*Atari 400 et Atari 800.

*Apparition du Motorola 68000, microprocesseur 16/32 bits à 8 MHz capable d'adresser 16 Mode RAM.

*Le langage de programmation Ada (du nom de la comtesse Augusta Ada Byron, premièreà "programmer" la machine analytique de Charles Babbage) estdéveloppé en France par une équipe de CII- Honeywell-Bull sous la direction deJean Ichbiah.


1980

Juin : DEC, Intel et Xerox vont s'associersur la base d'Ethernet.

Les années 1980

Cette décennie vit apparaître le micro-ordinateur personnel, grâce à Steve Wozniak et Steve Jobs,fondateurs de Apple Computer.

Les premiers virus informatiques apparurent en 1981 (leur nom est dû à Leonard Adleman).

En 1981, l'OsborneI, le premier ordinateur vraiment portable, fut mis sur le marché. En 1984, Apple commercialisa le Macintosh.

En 1987, l'USNational Science Foundation démarra NSFnet, qui devait devenir une partie de l' Internet actuel.


Les années 1990 et au-delà

On continue à développer des ordinateurs parallèles.

L'informatique biologique, avec les récents travaux de Leonard Adleman sur l'utilisation de l'ADN comme calculateur non déterministe, ouvre de grandes perspectives. Le projet Génome Humain cherche à séquencer tout l'ADN d'un individu.

Peter Shor découvre que l'on peut efficacement factoriser des entiers sur un ordinateur quantique (théorique), ce qui ouvre la voie à la programmation quantique.

Les autoroutes de l'information relient de plus en plus les ordinateurs du monde entier.

Les ordinateurs sont de plus en plus petits; naissance de la nano-technologie.

Internet, L'idée révolutionnaire 

C'est en 1962, alors que le communisme faisait force, que l'US AirForce a demandé à un petit groupe de chercheurs de créer un réseau de communication qui puisse résister à une attaque nucléaire. Le concept de ce réseau reposait sur un système décentralisé, ainsi si jamais une ou plusieurs machines avait été détruites, le réseau aurait continué à fonctionner.

Il s'agissait donc d'un réseau purement militaire, et "indestructible"!

Le modèle de Baran

Paul Baran, est l'acteur principal de la création d'Internet; c'est lui qui a eu l'idée, en 1962, de créer un réseau sous forme de grandetoile. Il avait réalisé qu'un système centralisé était vulnérable car la destruction du noyau provoquait l'anéantissement des communications. Il mit donc au point un réseau hybride d'architectures étoilées et maillées dans lequel les données se déplaceraient de façon dynamique, en "cherchant" le chemin le moins encombré, et en "patientant" si toutes les routes étaient encombrées.

Cependant, malgré ces concepts répertoriés sur onze volumes, le Pentagone refusa ...

L'ARPANET

Ce n'est que quelques années après que le projet fut repris (en1969) pour relier quatre instituts universitaires:

Le courrier électronique

C'est en 1972 que Ray Tomlinson mis au point un nouveau mode de communication: le courrier électronique, qui permettait l'échange d'informations au sein du réseau, ainsi il était possible de contacter un nombre impressionnant de personnes grâce à un seul mail.

Le protocole TCP

C'est le même Ray Tomlinson qui mit au point le protocole TCP, permettant d'acheminer des données sur un réseau en les fragmentant en petits paquets.

La main mise du gouvernement américain

Lorsqu'en 1975 le réseau ARPANET était quasiment au point, le gouvernement américain décida de prendre le contrôle de l'ARPANET en le confiant à une organisation: la United States Defense Communications Agency, renommée par la suite DISA ("Defense Information Systems Agency" traduisez "Agence chargée des systèmes d'Informations à la Défense").

Les grandes dates de L'Internet

1968

Vint Cerf effectue une démonstration de liaison d'ordinateurs par l'ARPA (Advanced Research Project Agency).

1969

La Département de la défense américain crée ARPANET. Le réseau, voué avant tout à la recherche militaire, est constitué de quatre ordinateurs appartenant à quatre instituts universitaires: inter reliés, également appelés noeuds.

1972

Bob Kahn organise une démonstration en reliant par le biais d'ARPANET quarante machines lors d'une conférence internationale sur les communications par ordinateur.

Vint Cerf préside l'InterNet Working Group (INWG) qui a pour mandat de définir un protocole universel permettant à tous les ordinateurs et réseaux existants de se relier entre eux.

Ray Tomlinson de la firme de consultants BBN développe un programme de courrier électronique (e-mail, forme abrégée de electronic mail) qui permet de diffuser et recevoir des messages sur le réseau.

1974

Les laboratoires Bell de ATT mettent au point le programme UUCP(Unix to Unix Copy Program), basé sur le système d'opération UNIX. Ce logiciel permetd'échanger des données par modem via le réseau téléphonique. Grâce à cetteinnovation, les utilisateurs UNIX tissent le premier véritable réseauplanétaire, UUNET.

1979

USENET, l'ancêtre des babillards électroniques et des groupes de discussion, relie deux universités américaines.

L'ARPA instaure le "Internet Configuration Control Board" (ICCB).

Grâce à des subventions de la National Scientic Foundation, le CSNET (Computer Science NETwork) voit le jour. Ce nouveau réseau offre aux universitaires qui n'ont pas accès à ARPANET la possibilité de communiquer entre eux par courrier électronique.

1980

Une passerelle est jetée entre le réseau ARPANET et le CSNET. La jonction de ces deux grands réseaux signifie en quelque sorte la naissance d'Internet, ou le réseau des réseaux.

1981

Les Français découvrent l'univers de la télématique avec Minitel.

Lancement de BITNET ("Because It's Time Network"), un réseau coopératif largement subventionné par IBM, qui espérait concurrencer la combinaison UNIX-TCP/IP. Le réseau est enrichi par le logiciel Listserv, qui permet de gérer facilement les échanges entre groupes de discussion et d'employer des listes d'envoi pour la diffusion de messages.

1982

Les protocoles TCP et IP (Internet Protocol), sont adoptés officiellement par la Défense américaine qui accepte de les distribuer gratuitement sur le réseau.

- L'expression "internet" sert à désigner un ensemble de réseaux connectés entre eux.

1984

Introduction du système d'adresse numérique par domaines (DNS,Domain Name Server). Un "domaine" désigne un groupe d'ordinateurs hôtes ou de réseaux locaux relevant d'une même entité administrative, d'une université par exemple.

Le Japon se dote d'un réseau, le JUNET (Japan Unix Network).

1986

La National Science Foundation crée NSFNET, un réseau à très haut débit (doté à l'origine d'une puissance de 6 kbps - kilo bauds par seconde),pour permettre à l'ensemble de la communauté universitaire américaine d'accéder au réseau.

Cinq super-ordinateurs sont mis en service pour fournir la puissance nécessaire à un nombre de plus en plus élevé d'utilisateurs. Le NNTP(Network News Transfer Protocol) est développé pour concurrencer les protocolesTCP/IP.

1990

Création de l'Electronic Frontier Foundation, par Mitch Kapor.

Des chercheurs de l'Université McGill lancent ARCHIE, un logiciel de recherche de fichiers qui sondent périodiquement le contenu de plusieurs milliers de sites FTP.

1991

GOPHER, le premier logiciel de navigation et de recherche sur le réseau Internet, est mis au point par le service informatique de l'Université du Minnesota.

Le World Wide Web est développé en Suisse par le CERN, un centre de recherche en physique. Il s'agit d'une nouvelle interface graphique conviviale incorporant textes, images, sons grâce au langage SGML (SingleGeneralized Markup Language), dont l'équivalent sur l'Internet sera le HTML (HyperText Markup Language). La puissance de NSFNET est portée à T3 (44.74Mbps)

Diffusions des premiers messages documents audio et vidéo sur le réseau.

1993

Premières émissions de l'Internet Talk Radio.

Les grands organismes internationaux tels que l'ONU et la Banque Mondiale s'affichent désormais sur le NET.

Les Etats-Unis adoptent le "National Information Infrastructure Act".

1994

Avec l'introduction du feuilleteur Mosaic, puis de sa version commerciale Netscape, doté d'un interface graphique spectaculaire, qui intègre les ressources multimédias, le WWW connait une explosion absolument phénoménale.

La collectivité a maintenant accès à l'Internet, par le truchement des fournisseurs de services

1998

Explosion de l’internet Grand Public.