Si aujourd'hui l'apprentissage des nouvelles technologies du numérique et de l'image est incontournable pour un futur designer, s'initier aux matériaux, s'essayer aux diverses machines et en comprendre les rouages sont tout aussi nécessaires. D'autant plus que le mélange des genres est important comme en témoigne la présence d'une fraiseuse numérique à l'École. Le passage par les ateliers matières (métal, plastique, bois, maquette) donne à l'élève la possibilité de finaliser et de concrétiser ses projets. C'est là qu'il peut s'aventurer dans le travail de la matière, expérimenter avec liberté et curiosité. Chacun y passera le temps qui lui conviendra suivant son parcours et son rythme. Seule obligation : durant leur cursus, les élèves doivent effectuer une habilitation par atelier, sorte de validation de leur apprentissage. Le travail effectué au cours de ces ateliers est mené en liaison avec la matériauthèque de l'École.
Un triple apprentissage
- Pratique (manipulation des matériaux, maîtrise des outils et compréhension des processus de transformation)
- Théorique (des cours sur les matériaux, leurs qualités et leur environnement, sont menés avec les responsables d'ateliers et d'autres intervenants)
- Transversal (aller et retour entre les ateliers et les projets avec possibilité d'application d'un savoir sur un projet en particulier)
« Ce qui motive les étudiants, mis à part les objets qu'ils peuvent fabriquer, c'est le besoin de formaliser, souligne Denis Laville, responsable de l'atelier bois. Ensuite, ils vont acquérir une base de connaissances et un langage technique qui leur permettront de mieux appréhender les phases de prototypages ou industrielles et d'avoir un contact avec les industriels. Car plus le créateur aura les capacités à suivre l'évolution de son projet, plus il en aura la maîtrise et obtiendra les finitions qu'il souhaite. Au contraire, plus il laissera de liberté aux techniciens, plus son projet risquera de dériver ».