Le contre champ
Dans le langage cinématographique, le contre-champ est souvent utilisé pour associer deux personnes qui parlent, deux espaces proches. Le spectateur relie alors ces deux corps, ces deux paroles, ces deux événements, dans un même espace. Un espace purement mental, qui lui permet de faire le lien, d’unifier une narration.
Dans cette expérience, nous avons considéré le film « Carlo Giuliani, ragazzo », de Francesca Comencini comme le champ. Il retrace les événements qui se sont déroulés le 20 juillet 2001 à Gênes, lors de la réunion du G8. Ce jour-là, un jeune homme fut assassiné par la police italienne.
Restait alors à inventer le contre-champ pour compléter le regard sur cet événement. Restait à imaginer ce contre-champ pour le déployer dans l’espace de l’école.