Les robots dans le cinéma et la littérature de science fiction
1816
Lors d’un après-midi pluvieux de 1816, coincés à la maison, 4 écrivains se lancèrent un concours d’écriture « d’histoires de fantômes ». C’est ainsi qu’apparut Frankenstein (le premier robot de la littérature ? ) sous la plume de Mary Shelley, et The Vampyre, le roman qui inspirera Dracula, sous celle de Lord Byron, l’hôte de ces gens.
Coïncidence de l’histoire, C’est Ada Byron Lovelace, la fille de Lord Byron qui inventera plus tard la notion d’algorithme, sans laquelle les robots ne peuvent exister.
Ce terme, algorithme, est une déformation du nom d’un mathématicien arabe du VIIIe siècle, al-Khawarizmi, dont l’ouvrage le plus connu est intitulé Kitab fi hisab Al Jabr w’al muqâbala. C’est le mot Al Jabr (qui signifie « réduction ») de ce titre, qui a donné le mot « Algèbre » en français. Mais c’est une autre histoire…

Boris Karlov incarne Frankenstein dans le film de James Whale - 1931
1921
Le mot Robot apparaît pour la première fois en 1921 dans une pièce de théatre, R.U.R. (les Robots Universels de Rossum) de Karel Capek, un écrivain dramaturge tchèque.
Robot, vient du tchèque « robota » qui signifie « corvée, travail forcé, tache pénible » et désigne dans le film des être artificiels créés pour remplacer les ouvriers dans les usines.
A la fin, les robots prennent conscience de leur esclavage, se révoltent, et finissent par remplacer l’homme imparfait sur la terre.


RUR, Carel Kapek – 1921
1926

maria, le robot féminin de Metropolis
En 1926, Fritz Lang réalise Metropolis, qui se passe dans une ville où les ouvriers travaillent en permanence à la chaine, dans des conditions très difficiles. Maria, une femme ouvrière, organise parfois des visites clandestines des beaux quartiers de la ville, habités par les dirigeants et les propriétaires des usines. Un jour, elle se fait prendre, mais le fils du dirigeant de Metropolis tombe amoureux d’elle et tente de convaincre son père qu’il faut cesser d’exploiter les ouvriers de cette manière. Pour tenter de convaincre son fils qu’il s’agit d’une mauvaise idée, le père va faire construire un robot féminin à l’image de la belle ouvrière, qui sera chargé de semer le chaos dans la ville…
1938
Jusque là, tous les êtres artificiels semblent devoir se rebeller contre leur créateur. En 1938, Isaac Asimov, un biologiste d’origine russe décide que cela suffit : si l’homme se montre assez savant pour pouvoir créer un être artificiel, il devrait également savoir faire en sorte que cet être soit à son service et qu’il ne se retourne pas contre lui. C’est ainsi que naissent la série les robots ainsi que les 3 lois immuables de la robotique.
C’est de l’oeuvre d’Asimov qu’est tiré le film I, Robot.

I, Robot , Alex Proyas – 2004
1951

Le jour où la terre s’arreta, Robert Wise - 1951
1956

Planète interdite , Fred M Wilcox – 1956, avec Robby le robot qui sera le premier robot de cinema assez populaire pour susciter un merchandising varié.
1966
En 1966, Philip K. Dick écrit « Les andoïdes rêvent-ils de moutons électriques », plus connu aujourd’hui sous le titre « Blade Runner ».
On ne résumera pas cette nouvelle qui va jusqu’au bout de la notion de robot si perfectionné qu’on ne peut le différencier d’un être humain. Où est la frontière entre l’homme et le robot ? comment l’homme peut-il être sûr qu’il n’est pas un robot ? Et si un robot croit avoir des souvenirs (venant d’un humain), accède-t-il à la conscience ? La conscience est-elle transférable ? …
Le mieux est de lire la nouvelle (assez courte) ou bien de voir le film de Ridley Scott

Blade Runner, Ridley Scott – 1982
1968
HAL9000 dans 2001, l’odyssée…
Dans 2001, l’odyssée de l’espace (stanley Kubrick – 1968), HAL9000 est un robot qui n’a ni bras ni jambes, mais possède une forte personnalité. Il a pour charge d’emmener un équipage en hibernation jusque Jupiter, mais les choses tournent mal, et HAL décide que pour que la mission soit menée à bien, les humains doivent mourir.
Arthur C. Clark et Stanley Kubrick avaient énormément anticipé sur ce que serait un robot en charge d’une mission spatiale au XXIe siècle. Ainsi HAL est un ordinateur doté des fonctions de synthèse et de reconnaissance vocales, de reconnaissance visuelle et il possède une émulation du raisonnement humain aussi fidèle que possible.
Pour l’anecdote, si on décale les lettres du nom HAL d’un rang dans l’alphabet, on obtient les initiales IBM. Clarke et Kubrick ont toujours refusé d’admettre que ce n’était pas un hasard, mais accoler une photo de HAL9000 à celle d’un IBM360 (l’ordinateur le plus perfectionné de l’époque) ne laisse aucun doute.

1966
En 1966, Philip K. Dick écrit « Les andoïdes rêvent-ils de moutons électriques », plus connu aujourd’hui sous le titre « Blade Runner ».
On ne résumera pas cette nouvelle qui va jusqu’au bout de la notion de robot si perfectionné qu’on ne peut le différencier d’un être humain. Où est la frontière entre l’homme et le robot ? comment l’homme peut-il être sûr qu’il n’est pas un robot ? Et si un robot croit avoir des souvenirs (venant d’un humain), accède-t-il à la conscience ? La conscience est-elle transférable ? …
Le mieux est de lire la nouvelle (assez courte) ou bien de voir le film de Ridley Scott

Blade Runner, Ridley Scott – 1982
1977

Dans star wars (Georges Lucas - 1977), R2D2 et C3PO jouent les Laurel et Hardy robotiques.
C3PO don’t l’apparence est clairement inspirée de Maria, le robot féminin de Metropolis, mise tout sur le langage : il en maitrise plus de 6 millions, en comptant les dialectes. En dehors de ça, il est plutôt couard et casanier. R2D2 à l’inverse est courageux et toujours prêt à partir au combat. Il communique très mal, mais bizarrement tout le monde le comprend, et il compense en jouant les couteaux suisses mécanisés (il dispose d’un projecteur holographique, de petits réacteurs qui lui permettent de voler, il peut projeter son huile de vidange, cracher de la fumée, il dispose d’une scie circulaire et d’un tazer).
1984

Terminator 3, le soulèvement des machines , Jonathan Mostow - 2003
Terminator (James Cameron – 1984)
Il y a plusieurs robots dans cette série commencée en 1984. D’abord Skynet, qui plus qu’un ordinateur est une intelligence artificielle chargée de gérer la défense des Etats-Unis. Devenue folle, elle décide d’annihiler l’espèce humaine et de créer un monde de machines. N’arrivant pas à battre la résistance, Skynet décide d’envoyer un robot dans le passé, le Terminator, pour assassiner Sarah Connor, la mère du futur leader de la résistance.
Plus tard (en 2029 dans le film, en 1991 dans la vraie vie), Skynet enverra un autre robot, le T1000 qui peut changer de forme à volonté, pour terminer la mission du premier terminator…
La série met surtout l’accent sur l’aspect technologique et militaire du robot. Les engins volants y sont d’ailleurs beaucoup plus intéressants que les robots…
1986

Bishop dans Alien 3 (je crois)
Dans Aliens (James Cameron – 1986), Bishop est un androïde médical (il préfère que l’on dise une « personne artificielle »), qui possède une force et des réflexes bien supérieurs à ceux des humains. En dépit de la profonde répulsion qu’il inspire à Ellen Ripley (en référence aux 3 lois d’Asimov, il lui assure d’ailleurs que ses neuro inhibiteurs l’empècheraient de blesser ou, par omission de laisser blesser un humain), et du statut de machine de foire qu’il porte aux yeux du reste de l’équipage, Bishop est probablement le personnage le plus intègre et le plus noble de la série, qui n’hésitera pas à se sacrifier pour accomplir sa mission.
Alors que dans Aliens et Alien 3, Bishop n’avait pas d’état d’ame sur sa nature propre, dans alien resurrection (Jeunet – 1997), l’androïde incarné par Wynona Rider n’accepte pas sa nature artificielle, et se considère comme un monstre créé par l’homme, tout comme la nouvelle Ellen Ripley, recréée à partir de son ADN par les gens de Weyland corp. pour redonner vie à l’alien.
1987

Robocop (Paul Verhoeven – 1987) est un robot façonné sur les restes d’un cadavre, comme frankenstein. Il cherche à retrouver la part humaine de ses souvenirs, mais au final il ne peut rien faire d’autre qu’obéir aux ordres.
1996

Dans planète hurlante (Christian Duguay – 1996), les robots apparaissent comme une arme de guerre bien plus réaliste que dans terminator. Les screamers sont des sortes de « super » mines anti personnel qui ressemblent à des scie circulaires très mobiles se déplaçant sous la terre et bondissant aux visages de leur victimes qu’elle détectent de loin. Une fois leur sale besogne faite, elles recyclent les restes en matière première qui servira à produire de nouveaux screamers. Un jour, alors que des représentants des deux parties en conflit tentent de se rencontrer pour signer la paix, elles se rendent compte que les screamers ont évolué tout seuls, et qu’ils ont inventé de nouvelles machines à tuer qui prennent la forme d’un soldat blessé ou d’un enfant égaré…
C’est l’argument qui tient tête à Asimov…
1999

Bicentennial man, Chris Colombus – 1999
Un robot « ménager » qui à un défaut de fonctionnement (il peut éprouver des remords), provoque des réactions partagées dans une famille. Pour certains il n’est qu’un appareil ménager, pour d’autres il finira par faire partie de la famille. Et le robot se prend à rêver qu’un jour il deviendra humain…
2001

A.I. (spielberg – 2001) traite du robot comme prothèse affective. Dans un monde où les naissances sont controlées, les parents qui souhaitent plusieurs enfants peuvent adopter un robot conçu pour satisfaire leur demande affective. Une famille dont le fils naturel est malade décide de le congeler en attendant une solution, et pendant ce temps, il adoptent un robot enfant. Lorsque le fils naturel guérit, le robot enfant devient indésirable à la maison…
Ce film est adapté d’une nouvelle de Brian Aldis : « des jouets pour l’été ».
Ce message a été posté le
Jeudi 14 décembre 2006 à 02:00 dans la catégorie . Vous pouvez laisser une réponse, ou faire un
trackback de votre propre site.
Mercredi, 04-07-07 12:08
Beau condensé des robots du cinéma et de la littérature.
ça m'a toujours fait marré d'entendre les super conversations entre C3PO et les autres personnages. Peut-être il n'y avait plus assez de budget pour faire une voix artificielle à ce robot... :-)