
























Dans le cadre du partenariat avec l’entreprise Matelsom, nous avons été amené à concevoir un accessoire destiné à accompagner notre sommeil.
Le coucher est l’étape ultime qui clôt une journée. J’ai constaté que le coucher est ponctué d’une série de rituels (aussi bien chez l’adulte que l’enfant) qui conditionnent le futur dormeur. Cette période, longue généralement d’une dizaine de minutes est le moment où l’on se déshabille, on l’on détend. En même temps que la lumière du jour décroît, notre activité cérébrale diminue et notre rythme cardiaque ralentit : nous nous plongeons dans la nuit et devenons vite des partisans du moindre effort.
J’ai donc choisi de faire de la lumière l’élément de transition entre l’activité et le sommeil. Je me suis intéressé à un luminaire capable de recréer artificiellement ce passage du jour à la nuit. Nous pourrions d’un simple geste doser la durée de fonctionnement de la lampe selon notre besoin. Régler en fonction du temps nécessaire par exemple, de se mettre en pyjama, de lire, de discuter. La typologie de l’usage peut aussi varier s’il s’agit d’un enfant : il s’agit de« déployer» la lampe le temps de le mettre en pyjamas, de lui lire une histoire et de lui laisser le luminaire en veilleuse lorsque l’on quitte sa chambre.
J’ai choisi une approche simple de l’objet, sans réglages particuliers. En tirant un fil l’utilisateur déploie un grand volume de tissu diffusant la lumière. Progressivement l’objet se replie sur lui même. L’ensemble se compose d’un moteur mécanique ( de type jouet d’enfant ) et d’une peau rigidifiée en coton naturel. Cette peau en tissu suit une composition géométrique triangulaire structurant le plissé de la lampe. Le tissu, tracté par le moteur, remonte autour de l’ampoule ( basse tension et basse température bien sûr ). Plus nous étirons le volume, plus la lumière se diffuse et plus le temps de repli est long. Ainsi nous nous endormons avec la lampe sans avoir à se soucier de son extinction.