Ateliers de projets  | L. Massaloux

Atelier expérimentation domestiquée
MASSALOUX Laurent
03/2010
Partenaire(s) : Ville de Paris / DDEEES

Arc en ciel

Par Ung-Don KIM
Projet confidentiel jusqu'au 01-09-2012

Ce projet est une manifestation artistique qui se déroule dans un premier temps sous la pluie, sous la forme d’une promenade collective, où les participants, un public familial, sont vêtus d’une cape à germer. La cape s’humidifie alors, et les modules qui la forment seront réservés pour fleurir, et plus tard végétaliser l’espace.

Organisée par ‘le Troisième Pôle’ -- agence d’ingénierie culturelle qui organise de nombreuses manifestations pour la Ville de Paris -- Arc en ciel s’implante au 104, centre culturel du 19ème arrondissement. L’idée principale du projet est de remettre au centre l’humain dans la végétalisation de son espace. Le projet est composé de deux étapes : une première consiste en cette promenade sous la pluie, afin d’humidifier les modules ; la seconde étapes est la germination des graines contenues dans les modules, et il s’agit ici d’investir l’espace en les disposant sur des structures micro-architecturales installées au 104.

La première phase du projet Arc en ciel, la fête de la pluie, a pour but de rassembler un public familial pour amorcer la suite de la manifestation. Les participants sont vêtus d’une cape composée de modules simples à monter et démonter, et de fait, l’habit est ajustable à chaque morphologie. Les modules sont composés d’une part d’une enveloppe de textile technique nommé ‘Édile-grass’, et d’autre part, à l’intérieur, d’un feutre végétal ensemencé. Ces matériaux favorisent grandement, de par leur capacité rétentrice d’eau, la levée des graines. La fête de la pluie est une performance où l’on fait appel au public qui devient alors lui-même l’initiateur du projet.

A l’issue de ce premier chapitre, les participants ayant ôté leurs habits de graines, les déposent au 104, sur les structures en acier, créant ainsi une installation sous la grande verrière, afin que les modules humides puissent germer et lever. Les structures d’acier permettent de fixer les modules, et un réseau d’arrosage par brumisation est installé afin d’humidifier en permanence le feutre ensemencé et d’assurer une économie d’eau non négligeable. Le fonctionnement de ces structures est finalement très proche du fonctionnement d’un mur végétal, et inspire également les mêmes types de sensations. 

L’installation a pour but d’investir ce lieu mi-intérieur, mi-extérieur avec ces cloisons végétales traduisant elles-mêmes cette contradiction entre le dehors et le dedans.