Un bagage

    Par Laureline GALLIOT -

    Au départ la malle Vuitton s’apparente à une boîte constituée de panneaux de peuplier cloués ensemble. On vient ensuite ajouter les éléments qui vont faire de cette boîte un bagage.  Cet “habillage” se caractérise par une multiplicité d’étapes; application de la charnière en coton, découpe du patron, enduction de colle sur le bois, application du patron en cuir,  des protections des arrêtes (cuir) et des coins en laiton... 

    Je souhaite m’émanciper au maximum de cette logique de recouvrement. Ainsi, je tente de structurer un matériau en panneau (le cuir), de manière à ce qu’il prenne l’allure d’une coque, d’un bagage rigide. J’ai cherché à développer un patron autoportant et constitué d’une pièce unique  qui forme à la fois les arrêtes, les coins et l’anse. Tout ceci dans le but de garder une logique de pliage. L’assemblage du cuir se fait bord à bord et sans coutures. Il est assuré par des pièces thermoformées qui sont rapportées par l’intérieur de la valise et sur lesquelles est collé le patron de cuir.