Plug and Play Domestic Unit

    Du 01/09/2004 au 28/02/2005

    Positionnement

    "La métropole actuelle et celle du futur sont habitables en fonction de la qualité de ses maisons. Si la relation entre l'homme et la maison ne fonctionne pas, il est impossible de concevoir une relation convenable entre l'homme et la métropole".*


    L'Atelier propose une réflexion sur l'espace privé de l'habitat et, plus précisément, sur les nouvelles « conditions domestiques » dans un monde où les technologies de la communication tendent à abolir les frontières entre l'espace privé de la maison et l'espace public de la métropole.
    Avec la miniaturisation des nouveaux outils technologiques de l'information et de la communication l'habitat connecté en permanence avec le monde, devient le réceptacle inépuisable d'objets/outils, sans cesse renouvelés, et de tous types. Pourtant, peuplée par ces multitudes d'objets « intelligents » de plus en plus performants, sensés améliorer les conditions de vie de l'usager dans sa sphère privée, et aussi dans son rapport à l'espace public, la maison reste figée sur un modèle typologique et fonctionnel obsolète. L'environnement domestique se structure encore selon des principes de fragmentations spatio-temporelles qui organisent l'espace domestique en « pièces à vivre », correspondant à des comportements certes éprouvés mais insuffisants réévalués, quant aux possibilités que les Ntic (par exemple) ont introduite dans la sphère privée. L'univers privé de la maison actuelle, suréquipé, hyper connecté, en liaison continue avec l'espace public, avec le monde, n'a pas destiné en son sein d'espace et de temps à l'imaginaire de chacun, à la liberté d'inventer l'intimité de son espace privé quotidien, et celle d'interfaces individuelles à l'espace public.


    Le projet
    Temps 1: Plug and play domestic unit
    Il s'agit de concevoir un dispositif domestique, multifonctionnel et unique, regroupant toutes les fonctions « premières » nécessaires à l'habitat : se laver, se nourrir, dormir…, mais aussi « secondaires » : se connecter, s'informer, communiquer, qui soit une unité compacte, hyper fonctionnelle, mobile et flexible permettant de concentrer dans un volume minimum, le maximum de fonctions domestiques.
    Le Plug and Play Domestic Unit, se pose et se connecte sur une surface habitable « brute » (décloisonnée) d'environ 120 m2, et permet ainsi, à partir de situations étudiées ( se laver, …., communiquer,…) d'aménager l'habitabilité de l'environnement privé libéré de ses contraintes spatiales (le cloisonnement des pièces à vivre).

    Temps 2 : Scénarii domestiques - « short cuts »
    Ainsi affranchie et optimisée, la surface habitable peut se laisser habiter par une multitude de situations. Il s'agit de proposer des scénarii d'habitabilité, en faisant prévaloir la multiplicité des comportements et des actions dans l'espace domestique, en augmentant les potentialités de la sphère privée par introduction de nouvelles dynamiques temporelles et relationnelles.

    Dans ce nouvel environnement « équipé » de son Plug and Play Domestic unit, l'espace domestique peut être réinventé à partir de notions inédites telles que le divertissement, l'entretien du corps, de l'esprit, le festif…, ou encore le travail,le débat… Il peut devenir le support d'expériences nouvelles plus propices à l'épanouissement de l'homme dans une société portée par la surabondance des services.
    L'espace public a colonisé la sphère privée via internet, et par le biais de nos outils actuels (portables, …) notre sphère privée organise de multiples niches individuelles dans l'espace public. Ces différents territoires qui se dispersent, se mélangent, se distendent, se fragmentent, nous imposent de réfléchir sur le rôle nouveau qui peut être conféré à l'habitat dans une telle confusion des statuts.
    Ainsi, à partir d'une « dimension retrouvée », de l'habitat comme interface/ filtre entre le corps « intime » et son autre statut dans la sphère publique, il s'agit de concevoir un dispositif qui fasse sens et lien entre les 2 sphères.

     

    *Andréa Branzi, Modestes prophéties pour le troisième millénaire,Nouvelles tendances, Design, ed. du Centre Georges Pompidou, Paris,1986.

     

    Pédagogie
    Concevoir un projet, c’est d’abord le fonder, exposer ses raisons d’être, pour tout mettre en œuvre pour lui permettre ultérieurement d’exister.
    Chaque élève s’empare du thème de réflexion proposé, et l’adapte au filtre de sa culture, ses connaissances, sa sensibilité. Ensuite, il l’introduit dans une méthodologie ternaire :
    - en opérant des recherches liées au sujet qu’il veut caractériser, il le fonde par rapport à un propos, et se positionne ;
    - en élaborant un scénario qui décrit la nature, les usages, les modes d’utilisations futur de son projet, il met au point sa finalité, et l’aiguise le plus finement possible,
    - en développant son projet, il l’élabore en détails, et le détermine dans un dispositif concret.
    Chacun de ces 3 temps constitue le projet, dans son histoire.

    CRITERES DE VALIDATION

    Pertinence et originalité des propositions.

    Lisibilité du scénario : Recherche/Cahier des charges/Projet/Communication.

    Qualité formelle de la réponse.

    Qualité de la représentation.

    Qualité de la communication.

     

    DEMANDE

    Nous souhaitons un groupe constitué pour 2/3 « d’anciens », et 1/3 de « nouveaux + stagiaires », ou dont la proportion de « nouveaux + stagiaires » soit inférieure ou égale la moitié du total.

    Une priorité sera donnée aux étudiants ayant participé à la préparation de l’exposition « Numéricités », organisée à la Cité des Sciences dans le cadre de la Villette Numérique.